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SOUVENIR DE PAQUES
Changeons les traditions Un peu de folie ! Croquons ces œufs interdits Doux comme des bonbons
Présentés aux papilles des Grands Sans pouvoir y toucher Juste le droit de les cacher Pour plaire aux enfants
Pâques réveil en nous Nos alléchant souvenirs Avec tous nos rires Quand nous dégustions tout.
Quand papa, maman Grand mère ou grand père Nous préparaient si fièrement Pour cette fête si populaire de la chasse au chocolat. des œufs, des cloches, des cocottes en veux-tu, en voilà dans les herbes hautes du bois, ou du jardin. Nous courions gamin Les bras chargés de cet Or Si difficilement débusqué
Ce si goûteux trésor ! dont on se rappel encore sans le moindre effort
pourtant ce film si réel me saisi quand l’intrigue charmante devient un cri et me ramène aux bêtises commises Devant toutes ses friandises Goulus et impatients Nos ventres devenaient menaçants D’avoir tout dévoré Sans attendre un instant.
Mais soyons fous Pardonnons nous Toutes ses maladresses Puisque l’essentiel C’est que la fête Eut été belle.
Laissons aux enfants cette innocence Cette insouciance pour ce jour bénit et vive la vie !
Pâques
Au bord du toit, près des lucarnes, On a repeint les pigeonniers, Et les couleurs vives vacarment Depuis les seuils jusqu'aux greniers.
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Et c'est le vert, le brun, le rouge, Sur les pignons, au bord de l'eau, Et tout cela se mire et bouge Dans la Lys, la Durme ou l'Escaut.
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On bouleverse les cuisines : Des mains rudes, de larges bras Frottent les antiques bassines, L'écuelle usée et le pot gras.
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Sur les linges, les draps, les taies, Qu'on sèche à l'air vierge et vermeil, Pleuvent, partout, le long des haies, Les ors mobiles du soleil.
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Là-bas, au fond des cours, s'allument Faux et râteaux, coutres et socs; Comme de hauts bouquets de plumes Sur les fumiers luisent les coqs.
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Pâques descend sur le village : Tout est lavé, même l'égout; Et l'on suspend l'oiseau en cage, Près de la porte, à l'ancien clou. |
Bonnes Fêtes
Sergio
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