Ma phrase tourbillonne, sous mon front penché,
C'est l'angoisse, pas de mots, c'est le néant,
Ma foi est aiguisée comme celle du poète insensé,
Un déclic, les mots mettent fin à mon tourment.
J'écoute la voix intérieure au timbre cristallin,
Qui me dépeint fidèlement la beauté,
Dans la douleur, mais en louant le destin,
Je sens vibrer les sons d'un sujet indompté.
Je suis à l'affût de la phrase magique,
D'où jaillirait l'étincelle de mon discours,
Dans le brouillard, je cherche la musique,
Fil conducteur venant à mon secours.
Le vers surgit nappé de lumière,
Avant qu'il ne s'envole tel un moineau,
Je le saisis d'une main familière,
Début encourageant pour entamer le rondeau.
Les mots éparpillés forment bataille,
Désinvoltes, ils dansent sur le papier,
Poète empli d'amour, mon coeur tressaille,
Conduisant ma pensée au rythme régulier.
De ma sensibilité un poème vient de naître,
Quelle récompense s'il enchante le lecteur,
Je le sais, je ne suis pas un grand maître,
Je donne un peu de rêves, c'est mon bonheur.
Voilà….c’est tout.
Sergio